Appel à contribution : étude MENOPRAT
L'étude MENOPRAT a pour objectif d’évaluer la prise en charge de la ménopause et la prescription du traitement hormonal de la ménopause (THM) en France. Cette étude, initiée par Chloé Hardy, interne de gynécologie médicale, CHU de Bordeaux, et Valérie Bernard, MCU-PH de gynécologie médicale, CHU de Bordeaux, est soutenue par le GEMVI, la FNCGM et le CNGOF. Ce questionnaire s'adresse exclusivement aux médecins ayant terminé leur internat, les internes et docteurs juniors en sont exclus. Le questionnaire de 25 questions prend environ 5 à 10 minutes (pratiques actuelles, facteurs qui influencent le choix du traitement, moyens d'améliorer la prise en charge des femmes ménopausées).
Veille réglementaire
HAS : Papillomavirus : vaccination recommandée jusqu'à 26 ans pour tous les hommes et les femmes
La Haute Autorité de santé élargit la population pouvant procéder à un rattrapage vaccinal contre le papillomavirus. Il concerne désormais tous les hommes et les femmes jusqu'à 26 ans révolus. Mais La HAS rappelle que la protection est « optimale » quand le vaccin est administré précocement et qu'il ne faut pas attendre l'âge adulte pour le réaliser.
HAS: pour la prise en charge de la recherche de Mycoplasma genitalium dans les infections génitales basses, contre celle des autres mycoplasmes urogénitaux
Dans une version actualisée du rapport de 2022, la HAS estime pertinent la prise en charge de la recherche de Mycoplasma genitalium dans les infections génitales basses (urétrite ou cervicite) (IGT), avec recherche des résistances aux macrolides, non pertinent celle des autres mycoplasmes urogénitaux dans ces contextes d'IGT. Elle estime non pertinent la recherche des mycoplasmes urogénitaux (genitalium ou autres) en dépistage asymptomatique des infections sexuellement transmissibles (IST).
RCP HAS: imagerie pour le diagnostic d’endométriose (actualisation 2025)
Actualisation de la RCP de 2018 sur la place et les conditions techniques et de rendu des résultats de l'imagerie dans le diagnostic de l’endométriose : interrogatoire/clinique ; si symptômes et/ou signes cliniques : échographie endovaginale par un médecin formé à la pratique de l’échographie endovaginale, puis en 2ème ligne ( gynécologue ou radiologue référent), prescription/réalisation d’une IRM pelvienne +/- échographie endovaginale de référence, puis éventuellement stadification préopératoire selon des examens complémentaires à discuter).
ANSM: migration de l’implant contraceptif Nexplanon dans l’artère pulmonaire : bilan et nouvelles recommandations
De très rares cas de migration dans l’artère pulmonaire de l’implant contraceptif Nexplanon continuent d’être rapportés. L'ANSM rappelle donc aux médecins généralistes, gynécologues et sage-femmes l’importance de se former en présentiel aux techniques de pose et de retrait de Nexplanon. Elle publie également des recommandations de prise en charge des patientes dont l’implant a migré dans l’artère pulmonaire.
La HAS recommande le dépistage systématique de l'infection à cytomégalovirus (CMV) durant la grossesse, avec réévaluation de la pertinence à 3 ans
Après évaluation, la HAS recommande de mettre en place un dépistage systématique national, à destination de toutes les femmes enceintes dont le statut sérologique est négatif ou inconnu. Elle recommande de réévaluer le protocole de dépistage et de traitement par valaciclovir après trois ans, afin d’en apprécier la pertinence et d’envisager éventuellement sa reconduction (par mise en place d’études spécifiques, développement de systèmes d'information adaptés, ajustement des dispositifs existants de collecte de données).
La mise en place du programme de dépistage systématique devra être accompagnée d'une information des patientes, d'une formation des professionnels, d'une actualisation de l’évaluation de la performance des tests de dépistage, de précautions particulières accompagnant le traitement par valaciclovir chez la femme enceinte
RCP HAS: Prise en charge de la douleur de l’accouchement : analgésie périmédullaire et alternatives médicamenteuses
Les recommandations sur la prise en charge de la douleur de l'accouchement élaborés par deux sociétés d’anesthésistes ont été validées par la HAS. Celle-ci propose un algorithme pour les cliniciens selon les phases de l’analgésie périmédullaire obstétricale (anesthésie péridurale).
Veille presse
Epiphare: diminution massive en 5 ans de l’utilisation des acétates de nomégestrol (Lutényl) et de chlormadinone (Lutéran), et des méningiomes intracrâniens
Une étude d'EPI-PHARE à partir des données du SNDS de 2010 à 2023 révèle l'effondrement de l'utilisation de l'acétate de chlormadinone (LUTERAN) ou l'acétate de nomégestrol (LUTENYL) de 97 %. Au total le nombre de méningiomes opérés attribuables à l'exposition à ces deux progestatifs a été divisé par 10 en cinq ans, de 152 femmes opérées en 2018 à 15 en 2023., malgré 4 fois plus d'IRM cérébrale chez les femmes sous progestatifs depuis un an (22 % en 2023 contre 5% des femmes exposées en 2018).
ANSES: en particulier chez les femmes enceintes et les enfants, attention à surconsommation de réglisse et ses risques d’hypertension
Une expertise de l’ANSES confirme que la consommation élevée et répétée de boissons et d’aliments contenant de la réglisse peut entraîner une hypokaliémie (diminution du potassium dans le sang) et une hypertension artérielle, augmentant ainsi le risque cardiovasculaire. Les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants y sont particulièrement sensibles. Recommandez à vos patientes enceintes ou allaitantes d’éviter le cumul des sources de réglisse (boissons de type pastis alcoolisées ou non, sirops, confiseries, tisanes ou compléments alimentaires). Actuellement, l'étiquetage ne mentionne la présence de réglisse ou son principal constituant actif, l’acide glycyrrhizique, qu'au-delà d'une certaine concentration.
Outils pour les professionnels
Document HAS pour vos patientes rappelant l’importance de la vaccination chez les femmes enceintes
Quatre vaccins sont aujourd’hui recommandés aux femmes enceintes : contre la coqueluche à chaque grossesse et contre la grippe, le covid-19 et la bronchiolite de façon saisonnière. Mais les couvertures vaccinales restent très insuffisantes. La HAS publie donc des documents explicatifs à destination des femmes enceintes.